COCHEVIS HUPPE

Classe : Oiseaux Ordre : Passeriformes Famille : Alaudidés Longueur : 17cm Envergure : 29-34 cm Poids : 35-45 gr

Crested lark Haubenlerche Cogujada comùn Capallaccia Kuifleeuwerik

Caractères distinctifs : Le cochevis huppé ressemble à l'alouette des champs, tant par la taille que par la couleur. Il s'en distingue cependant par un corps plus trapu, une queue plus courte, des ailes plus large, un bec plus long et arqué et surtout par une huppe effilée qu'il porte au sommet du crâne, et qu'il peut rétracter et redresser. Le cochevis présente un manteau et un dessus brun-gris moins fortement moucheté que la plus part des alouettes. Le dessous et les parties inférieures sont chamois sableux avec de fortes marques u niveau de la poitrine. La femelle ressemble au mâle, les jeunes sont plus fortement tachetés et ils ont une huppe plus petite.

Habitat et Distribution : Le cochevis est un oiseau typiquement sédentaire. L'hiver, il s'installe à proximité des habitations humaines où on peut le voir rechercher des débris de nourriture, également dans les rues. Le printemps venu, et le plus souvent dès le début de Mars, le cochevis disparit des villes pour s'installer en ses lieux résidentiels typiques : un champ en jachère, une terre envahie de mauvaises herbes comme une décharge communale, un chantier en construction, un champ de manoeuvres, un talus de chemin de fer, des remblais quelconques etc... Le cochevis huppé se rencontre pratiquement dans toute l'Europe (au Nord, jusqu'en Scandinavie du Sud), en Asie centrale et méridionale et en Afrique du Nord. Aujourd'hui, il régresse nettement dans de nombreux endroits d'Europe. Le cochevis est originaire des steppes orientales d'où il s'est répansu en Europe, vraisemblablement en même temps que le développement et les progrès de l'agriculture.

Nourriture : Le cochevis huppé se ,nourrit surtout au sol, fouillant la terre de son long bec et capturant avec vivacité coléoptères, sauterelles, fourmis et chenilles. Il prend aussi des araignées, des escargots et des petits vers, des graines, des pousses , des bourgeons, des fleurs, des céréales et des feuilles. Le cochevis se sert de son bec conique come d'un marteau pour briser la carapace de certains insectes avant de les avaler, ou pour décortiquer les graines en les écrasant au sol . Le cochevis peut aussi chasser les insectes au vol et capturer libellules et mouches. Il prend cependant le soin de leur arracher les ailes avant de les ingérer. L'hiver venu, il mange moins d'insectes et davantage de graines, surtout celles des graminées.

Reproduction : Le cochevis niche en général deux fois par saison, d'Avril aux premiers jours de juillet. La femelle construit un nid fait de brins d'herbe, de petites racines et de feuilles, très rarement elle y ajoute des poils. Elle est parfois aidée par le mâle dans pour la construction de ce nid enfoncé dans le sol. elle couve seule, durant douze ou treize jours, ses trois à cinq oeufs assez semblables à ceux d'une alouette, quoiqu'un peu plus grossièrement tachetés. Le petits cochevis quittent leur nid dès le neuvième ou le dixième jour après leur naissance, donc à un moment où ils sont encore loin d'être capables de voler, et ils se cachent à proximité du nid. Dès le quatorzième jour, ils commencent à se vautrer dans la poussière ( les alouettes ne se baignent pas), et au bout de vingt jours, ils volent. Les parents les nourrissent essentiellement d'insectes et de vers, cependant dans l'alimentation adulte, ce sera l'élément végétal qui prévaudra : semences, graines diverses et éventuellement parties vertes des plantes.

Comportement : Le cochevis huppé n'est pas farouche et ne s'envole qu'à quelques mètres lorsqu'on l'approche.Même à la mauvaise saison, les couples continuent à vivre ensemble, ce qui est un phénomène assez rare chez les petits oiseaux chanteurs. Le mâle lance d'habitude son chant d'un endroit élevé, que ce soit un tas de pierre, une motte de terre ou une autre bosse, mais il lui arrive églement assez souvent de chanter dans les airs. Il s'élève du sol en biais, décrit au-dessus de son nid des ondes plus ou moins larges, mais assez rarement des cercles. Il se pose ensuite en vol plané sur une butte. Son chant en plein vol dure, en moyenne, moins longtemps que celui de l'alouette des champs et ne dépasse guère la minute. L'une de ses spécialité remarquables est l'imitation du chant d'autres oiseaux.