MENURE SUPERBE

Menura novaehollandiae

Classe : Oiseaux Ordre : Passeriformes Famille : Ménuridés Longueur : 76-103 cm Poids : 950-975 gr

Superb Lyrebird   Uccello lira superbo   Ave Lira Soberbia Graurücken - Leierschwanz Liersvogel Lyyrypyrstö pompás lantfarkúmadár   Praktlyrfågel Grå Lyrehale kotodori    lyrochvost nádherný Praktlyrehale Pássaro-lira-soberbo

Chant et voix : Le Ménure superbe se distingue des autres espèces d'oiseaux par son répertoire très étendu et par son aptitude à imiter un multitude d'autres sons. Son chant , un mélange de notes mélodieuses , de cris rapeux , de cliquetis et d'imitations, résonne dans la forêt .Il dure typiquement 5 à 6 secondes . Jusqu'à 8O% du chant consiste en un flôt ininterrompu de cris parfaitement réussis d'autres oiseaux. Il est capable d'miter les notes subtiles d'un couple de martins-chasseurs-géants . Certains ménures superbes .

peuvent imiter jusqu'à 16 espèces. Quand le mâle courtise une partenaire, il utilise un type de chant composé de notés plus douces. Les femelles utilisent aussi parfois leur appareil vocal pour chanter et imiter des sons, mais cette opportunité est plutôt rare.

Caractères distinctifs : Le Ménure superbe, aussi appelé Oiseau-lyre en raison de ses rectrices extérieures en forme d'instrument de musique, est un oiseau de la taille d'un faisan, sombre sur le dessus et gris-brun pâle sur le dessous. La queue spectaculaire du mâle est exhibée pendant pendant la parade nuptiale, elle est composée de seize rectrices différenciées : 2 plumes externes en forme de lyre, 12 plumes filamenteuses centrales et 2 plumes de garde qu'il retourne sur le dos comme un éventail. Elle mesure de 50 à 70 cm. et a un partie inférieure de couleur argentée.
Cet oiseau terrestre possède les attributs de son mode de vie, c'est à dire de longues pattes et des pieds dotés d'ongles puissants qui lui servent à gratter. Le mâle de la race nominale a des parties supérieures qui varient du gris sombre au gris-brunâtre, il y a une nuance rougeâtre terne sur les grandes couvertures et les ailes . L'ensemble du dessous affiche des teintes variable de gris-brunâtre. Les sous-caudales sont plus foncées.
Le Bec et les iris sont noirs, l'anneau orbital , les pattes et les pieds sont gris uniforme. Le menure superbe diffère du ménure d'Albert par sa plus grande taille, son plumage moins roux , sa queue plus allongée avec des lyres plus élaborés.
La femelle est semblable à son partenaire mais sa queue est considérablement plus courte (25-40 cm) et plus simple. Les juvéniles sont comme les adultes femelles mais leur front, leur menton et le devant du cou sont teintés de roux et n'obtiennent leur superbe queue qu'au bout de 3 à 9 années. La race Edwardsi est plus grise et plus claire, la race victoriae a une tête et un manteau plus foncés ainsi que des ailes légèrement plus sombres.

Habitat
Les menures superbes vivent dans les forêts humides, en particulier dans les forêts pluviales tempérées et subtropicales. On peut aussi les trouver dans les formations végétales humides composées de plantes à petites feuilles telles que les garrigues et les maquis. Ils sont répartis du niveau de la mer jusqu'aux zones subalpines Ils fréquentent les ravins et les rigoles, les vallées, les versants des collines et les arêtes montagneuses. Ils ont besoin de sols nus pour se nourrir. Dans les forêts pluviales subtropicales, ces grands oiseaux apprécient les sous-bois fournis en fougères, en broussailles, en plantes grimpantes et en épiphytes . Dans les forêts fraiches, ils marquent un grand intérêt pour les sous-bois plus épars où il y a un mélange d'eucalyptus et de petits arbres formant une canopée. En Tasmanie où l'espèce a été établie depuis peu, on peu l'observer dans les parcelles tempérées de hêtres. Les populations de la race Edwardsi vivent exclusivement dans les forêts de buissons sclérophiles interrompus par des rochers de granit.

Sous-espèces et Distribution :
Les menures superbes sont endémiques du continent australien, plus particulièrement le long du littoral sud-est, à l'Est de la Cordillière australienne. 3 races sont officiellement reconnues
· M. n. edwardi extrême Sud-Est du Queensland (environs de Stanthorpe-Killarney) et NE des Nouvelles-Galles du sud , jusqu'à la Rivière Hunter)
· M. n. novaehollandiae Sud-Est des Nouvelles-Galles à partir de la Rivière Hunter jusqu'à la frontière de létat de Victoria (à l'Est du plateau de Monaro).
· M. n. victoriae Territoire de Canberra (Chaîne de Brindabella) et extrême SE des Nouvelles-Galles, à l'Ouest du platau de Monaro , en direction du sud jusqu'à Victoria ( Chaines Dandenong-Strathbogie). Cette dernière race a été introduite en Tasmanie.

Comportements :
Pendant la période estivale, le menures superbres vivent seuls, en couples ou petits groupes familiaux. En Automne et en hiver, chaque mâle devient territorial et défend sa zone de prédominence en chantant, en paradant et poursuivant les intrus qui tentent de s'y introduire. A cette époque de l'année, la femelle réside dans un territoire de reproduction qui couvre généralement ceux de plusieurs mâles. Les menures superbes sont habituellement assez difficiles à observer. Durant la période diurne , ils sont extrêmement discrets et craintifs. La nuit, ils dorment dans la partie la plus sommitale des arbres. En de rares occcasions, comme dans les forêts proches de Melbourne, ces oiseaux sont néanmoins habitués aux hommes et occasionnellement on peut les voir parader.
Quands ils se déplacent, les ménures courent plus qu'ils ne volent. Toutefois, s'ils s'estiment en danger, ils peuvent s'enfuir en alternant les bonds et les volettements . ils peuvent également se jeter d'une branche et planer.
Ls Menures superbes sont sédentaires, mais les femelles abandonnent quelque peu leur site de nidification en dehors de la saison. Les poussins ne sont pas territoriaux, ils se dispersent sur de plus grandes superficie et ils sont souvent grégaires. Les Menures superbes sont capables de voler sur de longues distances pour fuir les incendies qui sont fréquents dans les Nouvelles-Galles et le Queensland.

A l'éclosion, les oisillons sont partiellement recouverts d'un duvet noir . ils sont couvés par la mère jusqu'à l'âge de 10 jours. Passée cette date, ils sont capables de maintenir seuls leur température corporelle . Pendant leur séjour au nid qui dure environ 47 jours, leur poids se multiplie à peu près par 12. Les jeunes quittent le nid u cours du printemps austral puis ils restent dépendants de leur mère pendant les 8 mois qui suivent. A partir de 9 mois, ils deviennent indépendants. Les femelles atteignent leur maturité sexuelle quand ils sont âgés de 6 à 9 ans.

Nourriture :
Le ménure superbe passe une bonne partie de sa journée à se nourrir. Avec ses pattes robustes et ses ongles longs semblables à ceux d'une poule , il gratte le plancher de la forêt pour y trouver des insectes, des vers de terre, des araignées, des larves de mouches et des coléoptères, des mille-pattes et d'autrs petits invertébrés.
Les doigts longs, puissants et ongules ne servent pas seulement qu'à gratter le sol, ils sont également utilisés pour arracher l'écorce du bois mort et pour découvrir les arthropodes qui se cachent en dessous. Le ménure superbe est très efficace dans sa quête, il peut capturer jusqu'à 15 proies par minute. Occasionnellement, ils ingurgitent aussi des graines.

Protection/Menaces :
D'après le Handbook des Oiseaux du Monde, le Menure superbe n'est pas globalement menacé . Autrefois, il était chassé pour sa chair et surtout pour ses plumes ornementales. Désormais, depuis quelques années, il est totalement protégé. Les ménures ont commencé à décliner au debut du XXème siècle, mais ils restent encore communs dans les habitats qui leur conviennent et où leur densité est estimée au mieux à un invididu tous les 2 kilomètres carrés. Leur habitat s'est réduit principalement à cause de l'abattage des forêts, de l'intensification de l'agriculture et de l'acroissement des logements et des habitations. . Pour compenser ce déficit, les menures sont capables de vivre dans des lambeaux résiduels de forêts et dans des parcelles qui sont en cours de régénération depuis plus de 5 ans. . L'introduction de mammifères non indigènes sur leurs lieux de nidification peut égalment avoir des conséquences négatives dans la mesure où il augmente considérablement le nombre de prédateurs.

Reproduction : La saison de nidification se déroule du mois de Juin au mois d'Août. Pendant ce trimestre, le mâle est solitaire et polygamme.Sa première tâche consiste à ériger une butte ou un monticule en terre battue sur laquelle il se tient debout. Dans cette posture, il exhibe ses magnifiques plumes qu'il rabat sur son dos et il émet un filet ininterrompu de notes mélodieuses qui portent à longue distance. Cette parade, qui ressemble par bien des égards à celle des paradisiers , a pour finalité d'attirer plusieurs femelles. Les rituels s'interrompent dès qu'un groupe de poules est réuni et prêt à se reproduire.
Le mâle ne participe ni à la construction du nid ni à l'incubation de l'oeuf ou à l'élévage du poussin.
La femelle construit un grand nid en forme de dôme avec des brindilles, de l'écorce, des mousses, des fougères. il est garni avec des plumes et des radicelles. Durant l'incubation, elle abandonne les oeufs pendant 3 à 5 heures chaque matin. En conséquence, la durée de l'incubation est très longue. Elle s'étale en moyenne sur 50 jours, alors qu'elle est seulement de 10 à 20 jours chez la plupart des autres oiseaux passereaux.