PARADISIER DE CAROLA

Parotia Carolae

Classe : Oiseaux Ordre : Passeriformes Famille : Paradisaeidés Longueur : 26 cm (M) - 25 cm (F) - Poids : 205 gr (M) -110-163 gr (F)

Six-wired Bird-of-Paradise Uccello del Paradisio della Regina Carola Perotia de la Reina Carola Carolaparadiesvogel Carola-parotia Parotia Korolevy Karoly

Chant et voix : Le cri de reconnaissance est un "scree scree scree, oo-wit, oo-wi-oo" puissant, les 3 premières notes étant brèves et grinçantes; les 2 dernières phrases étant basses et puissamment sifflées. Le mâle émet également un "kwoi" très caractéristique qui est délivré jusqu'à 4 reprises. Le vaste répertoire comptend des "chack" et de des "cor cor cor" grinçants, des multiples autres sortes de notes comme des hurlements et des gloussements, des sifflements bêlants et un cri métallique rappelant le paradisier de Lawes.

Les duos de la part des mâles sont assez fréquents, les imitations d'autres espèces aussi . Les mâles adultes produisent des claquements avec leur ailes.

Caractères distinctifs : Les mâles ont un plumage noir avec des reflets couleur bronze sur leur parties supérieures. Les motifs de la tête sont assez complexes : le front est recouvert par une crête érectile terminée de blanc. Celle-ci masque elle-même une seconde crête dorée qui, lorsqu'elle est dressée, arrive en avant jusqu'au dessus du bec. Les plumes occipitales formées d'écailles bleu irrisé composent une petite huppe en arrière de la tête. Comme chez les autres membres du genre Parotia, de chaque côté des couvertures auriculaires, jaillit un triplet de longues plumes en forme de fil terminé par une petite spatule.
Le bas de la gorge est blanchâtre. La poitrine est recouverte d'un bouclier aux teintes irisées violettes et lilas. La partie centrale du dessous est noir de jais, mais contrairement aux autres sifilets, les longues plumes des flancs, qui jouent un rôle essentiel dans les parades, sont partiellement blanches et châtain.
Les femelles diffèrent de leur partenaire, elles ont un dessus brun, un sourcil irrégulier grisâtre et une ligne grise en-dessous de l'oeil. Les parties inférieures jaunâtres sont abondamment recouvertes de barres sombres.

Habitat et Distribution : Les Paradisiers de Carola fréquentent les forêts primaires et secondaires de moyenne montagne. On les trouve également dans la végétation en cours de régénération et dans les jardins abandonnés Ces oiseaux vivent entre 1100 et 2000 mètres d'altitude, mais leur habitat préférentiel est plus restreint et se situe principalement entre 1450 et 1800 mètres.

Les Paradisiers de Carola sont endémiques de Nouvelle-Guinée, dans la cordillière montagneuse centrale. Il y a officiellement 6 sous-espèces. P.c.carolae - (Monts Weyland jusqu'à la région des lacs Wissel (Paniai), dans l'Ouest de la Nouvelle-Guinée). - P.c.meeki - (Monts Snow , à partir des lacs Wissel et des Monts Doorman jusqu'au Centre de la Nouvelle- Guinée (à la bordure Ouest de la Chaine Victor-Emmanuel ). P.c.chalcothorax - (Monts Doorman, juste au Sud de la rivière Idenburg, dans l'Ouest de la Nouvelle- Guinée). - P.c.chrysenia - (Escarpement nord de la Cordillère centrale, comprenant les Monts Lordberg, Hunstein et probablement la chaîne Schrader, également l'escarpement nord de la Chaîne Bismarck, dans l'Est de la Nouvelle Guinée). P.c. berlepschi - (Monts Faya), parfois traitée comme une espèce à part entière. P.c.clelandiae - (du Centre de la Nouvelle-Guinée au moins jusqu'au Mont Crater, dans les montagnes de l'Est)

Comportements : Bien que la majorité des espèces de paradisiers accomplissent également des parades complexes et étranges, celles du Paradisier de Carole semblent être les plus élaborées de toutes. Dans un premier temps, le mâle choisit un site, le débarrasse de tous les débris qui ne lui conviennent pas et y dépose une couche de champignons. Il le décore ensuite d'objets divers tels que des feuilles colorées, des poils de mammifère ou des morceaux de peau provenant de la mue de serpents. Il va même jusqu'à retirer les feuilles des branches qui limitent sa vision d'ensemble. Il ponctue toutes ces actions par des vocalises rythmées et des battements d'ailes qui dévoilent les parties iridescentes de son plumage et les longues plumes de sa tête. Il accomplit tous ces mouvements devant un auditoire de femelles qui se perchent sur une branche et le regardent.
Edwin Scholes a relevé une vingtaine de comportements différents du mâle. Ce dernier saute et se trémousse, se déplace en secouant la tête, ou bien effectue une danse de ballerine au cours de laquelle il déploie ses plumes de façon ostentatoire à la manière du tutu d'une danseuse. Si elle est impressionnée, la femelle invite le mâle à monter sur son dos pour s'accoupler.

Reproduction : Les Paradisiers de Carole sont polygames. Pendant le période de reproduction, les mâles passent la totalité de leur temps dans les leks à séduire des femelles. A près l'accouplement, ces dernières construisent seules le nid et s'occupe de la couvée qui ne comporte qu'un oeuf unique. D'après les modifications intervenues dans les parties genitales des femelles, on conclut que la saison de nidification se déroule principalement en Octobre -Novembre. Dans l'Est de la Nouvelle-Guinée, les parades ont lieu en Juin, Juillet et Octobre, ce qui correspond à la saison sèche.
On ne possède aucune information sur le description du nid, sur son site, sur les oeufs et la durée d'incubation. Le séjour au nid et le soin parental sont également inconnus.

Nourriture : Les Paradisiers de Carola consomment à la fois des fruits et des animaux, mais la préférence n'est pas bien connue. En captivité, ils ingèrent également des feuilles. Ces oiseaux recherchent leur nourriture surtout dans l'étage moyen et supérieur de la forêt. Les groupes de mâles et de femelles sont souvent aperçus ensemble dans les arbres fruitiers et les autres lieux de nourrissage. Les insectes sont attrapés en fouillant dans les feuillages et dans les branches.

Statut et protection : D'après le Handbook, cette espèce n'est pas globalement menacée. Elle est même assez commune et relativement répandue sur les versants sud de la Chaine Bismarck. On présume que les femelles sont 3 fois plus nombreuses que les mâles dans le Centre de la Nouvelle Guinée. Ces oiseaux fréquentent des régions peu accesssibles, de ce fait ils ne courent aucun risque dans l'immédiat.