NODDI MARIANNE

Anous tenuiostris

Classe : Oiseaux Ordre : Charadriiformes Famille : Sternidés Longueur : 30-34 cm Envergure : 58-63 cm Poids : 97-120 gr Longévité : ?? ans

Lesser Noddy, White-capped Noddy Schlankschnabelnoddi Tiñosa picofina Sterna stolida minore  Kleine Noddy
Andorinha-do-mar-preta-menor Noddy   pikkuruskotiira
nody tenkozobý

Caractères distinctifs
Les Noddis marianne  ont une très grande parenté avec les  noddis noirs (Anous minutus). Les couleurs du   plumage sont quasiment identiques. La principale différence réside dans la taille  dont la variation peut être parfois considérable (voir données  biométriques).
Chez ce petit oiseau maritime,  l’ensemble est brun-noirâtre. Le front est blanchâtre et le capuchon se juxtapose avec  le gris plus cendré de la nuque et de  l’arrière de la  tête. Les lores sont claires, les côtés du cou et la gorge  sont fuligineux.
Les iris sont  brun sombre, le  bec  noir. Les pattes  noires sont  nuancées de brunâtre.
Le Noddi  marianne se distingue du  noddi noir par sa teinte plus  pâle, par ses lores  pâles et non  pas  brunes. Les couleurs pâles de la tête contrastent plus franchement  avec les couleurs sombres du  cou contrairement à celles de son  proche parent  où  elles  se fondent progressivement. Les juvéniles sont d’un  brun  plus  pâle, avec  également  une calotte blanche.
La race melanops est semblable à la  nominale, avec cependant une nette rayure noirâtre qui  se développe   du dessus de  l’œil  jusqu’à  la  base du  bec.

Chant  et voix
Le   Handbook des  Oiseaux du  Monde  ne fournit aucune information  en  ce qui   concerne  les  vocalisations de cet  oiseau

Habitat et Distribution
Les noddis marianne vivent dans les petites îles situées sur  l’Océan .  Ces oiseaux se reposent  et nichent  dans les mangroves des  îles qui ont  un  substrat  coralien  ou calcaire et  qui  sont pourvues de petites lagunes qui leur  procurent des algues comme  matériaux de  nidification. On les  trouve dans  les  petits  ravins, les cavités et  sur  les lacs salés.   Ils    fréquentent  éventuellement  les  plages de sable  ou  celle de galets.
En dehors  de la saison de nidification, ils vivent  souvent  dans  les mers intérieures et les bancs de corail  qui avoisinent  les  îles.  Ils  nichent  dans  les  arbres et  occasionnellement   dans les  buissons.
Les  noddis marianne sont originaires de  l’Océan  Indien,  des côtes orientales de  l’Afrique et  de  Madagascar jusqu’au littoral de l’Australie   occidentale  en  passant  par  la pointe de la péninsule  indienne, Sri Lanka et le  Golfe du  Bengale.
Il  y a  officiellement   2   sous-espèces :
·  A. t. tenuirostris (Temminck, 1823) – Seychelles, îles Mascareigne et St Brandon (au Nord de l’île Maurice), Maldives  et Chagos, avec de possibles  tentatives de reproduction  en  Somalie; les non-nicheurs visitent l”Arabie, Madagascar et parfois  les côtes  Tanzaniennes, le Sri Lanka et le Golfe du Bengale.
·  A. t. melanops  – îles Houtman Abrolhos  et , probablement en ce  qui concerne cette race,  le récif  d’Ashmore (au large de l’Australie  occidentale).

Comportements
Les  noddis Marianne sont  des  oiseaux grégaires.  Pendant la reproduction,  ils nichent en colonies qui  peuvent regrouper  plusieurs dizaines de  milliers d’oiseaux et ils recherchent  également  leur  nourriture  en  vastes bandes pendant cette  période de l’année.
Lorsqu’ils ne  nichent  pas, ils demeurent  en groupes qui  peuvent atteindre  45 individus ou ils  forment  de  plus  grands  rassemblements  en compagnie des  noddis bruns  (Anous  stolidus).
Cette  espèce est majoritairement sédentaire et elle  reste à  proximité des  colonies et des sites de nidification  pendant toute  l’année. .  Néanmoins, elle fait des incursions en   haute-mer  pour chercher   sa  nourriture  et,  en   Afrique  orientale, elle s’éloigne   souvent des côtes  en  dehors de la période de reproduction.

Reproduction  
Les noddis Marianne se reproduisent  du mois d’Aôut au mois d’Octobre.
Souvent, ils forment  des rassemblements assez consequents : 5000 couples sur  Lizard Island (Maurice), et même  jusqu’à 30 000 couples dans le groupe Pelsart (à  Houtman  Abrolhos). Certaines colonies sont  stables,  d’autres varient  considérablement d’années en années.
Sur  l’île Cousin et l’île Aride,dans  l’Archipel des Seychelles,  ces  nicheurs de  moyenne taille bâtissent des  nids  trapus distants de  5  mètres les  uns des autres.
A Houtman Abrolhos,  ils construisent  une plateforme ssez substancielle avec des algues brunes  et des débris  provenant  de  la  mangrove. Dans ces  îles,  les  nids sont places à  très  faible distance,  moins  de 30 cm  les  uns des  utres.
La ponte comprend  un  oeuf  unique dont la  durée  d’incubation  n’est pas  connue.  Il  n’y a pas  d’information   sur la longueur  du  séjour au  nid  et  sur la date de  l’envol.
Néanmoins, la plupart des observateurs donnent une durée d’incubation de 35 jours. Les parents qui couvent ne sont pas  très timides et tolèent qu’on s’approche d’eux.
Les poussins qui tombent du  nid ne sont plus  nourris et abandonnés  par les parents.

Nourriture
Les Noddis marianne se nourrissent principalement de petits poissons et d’invertébrés (surtout ds calamars).
Ces oiseaux attrapent leurs proies en pratiquant le vol du saint-esprit (vol stationnaire) ou le  plongeon.  Ces 2 techniques principales leur permettent de capturer les  victime qui sont à   proximité de surface ou les  poisons qui sont ramenés à de faibles profondeurs  par  les  prédateurs.
Avant la reproduction,  les noddis Marianne consomment  des fragments de corail qu’ils trouvent  sur  les plages et  qui sont bien  utiles pour la constitution de la coquille des oeufs.  Les noddis Marianne  se  nourrissent en  association avec les noddis bruns (Anous stolidus).

Protection/Menaces
Cette espèce n’est  pas  globalement menacée. La race Melanops est très abondante en Australie depuis le début  du XXème siècle.
Après  un  déclin inexplicable,  cette sous-espèce a repris de la vigueur :  2 recensements ( 1960 et 1986) donnent respectivement 27 000 et  30 000  nids.Le chiffre des populations de l’Océan Indien n’est pas bien  connu, maiscertaines colonies sont  sans doute vulnérables.
Birdlife fournit  des chiffres  impressionnants pour  Cousin  et Aride Island (100 000 et 10 000 individus respectivement) auxSeychelles.  Pour Maurice, il attribute  des populations encore plus  importantes.
Dans les eaux tropicales de l’Océan Indien, les principales menaces   viennent de la deterioration de  l’hbitat et  de  l’introduction  de  prédateurs  non  naturels comme les rats. L’impact de ces  menaces ne semble  toutefois   pas trop important.
En  Australie, les oeufs sont cueillis par les ramasseurs de guano.  Heureusemant,cette pratique  tend à disparaître.